Acheter un bien immobilier ancien réserve souvent une surprise aux primo-accédants : les fameux “frais de notaire”. Beaucoup découvrent au dernier moment que le budget à prévoir ne se limite pas au prix affiché de la maison ou de l’appartement. Pour un bien à 250 000 €, les frais peuvent facilement dépasser 18 000 €.
Et pourtant, derrière l’expression “frais de notaire”, tout ne revient pas au notaire lui-même. Une grande partie correspond en réalité à des taxes collectées pour l’État et les collectivités locales.
Alors, combien faut-il réellement prévoir dans l’ancien ? Comment ces frais sont-ils calculés ? Peut-on les réduire légalement ? Et pourquoi sont-ils beaucoup plus élevés que dans le neuf ?
Voici un guide complet pour comprendre les frais de notaire dans l’ancien en 2026.
Quels sont les frais de notaire pour un bien ancien ?
Définition d’un bien immobilier ancien
Un logement est considéré comme “ancien” lorsqu’il a déjà fait l’objet d’une première mutation, c’est-à-dire d’une première vente après sa construction.
Concrètement, cela concerne :
- les appartements anciens ;
- les maisons anciennes ;
- les biens déjà habités ;
- certains logements récents revendus rapidement après livraison.
À l’inverse, un logement neuf bénéficie généralement de frais de notaire réduits.
Montant moyen des frais de notaire dans l’ancien
Dans l’ancien, les frais de notaire représentent généralement entre 7 % et 8 % du prix de vente.
Ce pourcentage varie selon :
- le département ;
- le prix du bien ;
- la présence éventuelle de mobilier déductible ;
- les frais d’agence ;
- certaines taxes locales.
En pratique :
- pour un achat à 200 000 €, il faut souvent prévoir entre 14 000 € et 16 000 € ;
- pour un achat à 300 000 €, les frais dépassent fréquemment 22 000 €.
Exemple de calcul selon le prix d’achat
| Prix du bien | Estimation des frais de notaire |
|---|---|
| 100 000 € | 7 500 à 8 000 € |
| 150 000 € | 11 000 à 12 000 € |
| 200 000 € | 14 000 à 16 000 € |
| 300 000 € | 21 000 à 24 000 € |
| 500 000 € | 35 000 à 40 000 € |
Ces montants restent indicatifs. Chaque dossier possède ses particularités.
De quoi se composent les frais de notaire dans l’ancien ?
Beaucoup imaginent que le notaire conserve l’intégralité des sommes versées. En réalité, sa rémunération représente seulement une partie des frais.
Les droits de mutation
C’est la composante principale.
Les droits de mutation — souvent appelés “droits d’enregistrement” — représentent environ 80 % des frais de notaire dans l’ancien.
Ils comprennent :
- la taxe départementale ;
- la taxe communale ;
- le prélèvement pour l’État.
Depuis plusieurs années, la majorité des départements appliquent un taux proche de 5,80 %.
Autrement dit, sur un achat à 250 000 €, plus de 14 000 € peuvent partir directement en taxes.
Les émoluments du notaire
Les émoluments correspondent à la rémunération réglementée du notaire.
Leur montant est fixé par décret et dépend du prix du bien selon un barème progressif.
Contrairement à une idée reçue, le notaire ne peut pas fixer librement ses honoraires sur une vente classique.
Depuis la réforme Macron, une remise partielle est parfois possible sur certaines tranches élevées du prix de vente.
Les débours et frais annexes
Les débours correspondent aux sommes avancées par le notaire pour le compte de l’acheteur.
Ils servent notamment à payer :
- les documents d’urbanisme ;
- le cadastre ;
- les frais de géomètre ;
- certaines formalités administratives ;
- les demandes d’état hypothécaire.
Ces frais représentent souvent entre 800 € et 1 500 €.
La contribution de sécurité immobilière
Cette taxe sert à financer le service de publicité foncière.
Elle représente environ 0,10 % du prix du bien.
Son montant reste relativement faible, mais elle fait partie des frais obligatoires.
Frais de notaire dans l’ancien : exemples selon le prix du bien
Frais de notaire pour un achat à 100 000 €
Pour un petit appartement ancien ou un investissement locatif à ce prix :
- frais estimés : environ 7 500 € à 8 000 €.
Frais de notaire pour un achat à 150 000 €
C’est une recherche fréquente chez les primo-accédants.
Pour une maison ancienne à 150 000 € :
- prévoir environ 11 000 € à 12 000 € de frais.
Frais de notaire pour un achat à 200 000 €
À ce niveau :
- les frais tournent généralement autour de 15 000 €.
Frais de notaire pour un achat à 300 000 €
Pour un achat familial :
- les frais dépassent souvent 22 000 €.
Cela peut avoir un impact direct sur l’apport personnel demandé par la banque.
Qui paie les frais de notaire dans l’ancien ?
Le principe : les frais sont à la charge de l’acheteur
Dans la quasi-totalité des transactions immobilières, c’est l’acquéreur qui paie les frais de notaire.
Ils sont réglés au moment de la signature de l’acte authentique.
Le vendeur ne supporte généralement pas ces coûts.
Le cas particulier d’un acte en main
Dans certaines ventes, le vendeur accepte de prendre les frais à sa charge.
On parle alors de vente “acte en main”.
Attention toutefois : cela ne réduit pas réellement le coût global de l’opération. Le prix de vente est souvent ajusté en conséquence.
Quand faut-il payer les frais de notaire ?
Paiement lors de la signature de l’acte authentique
Les frais sont versés quelques jours avant la signature définitive chez le notaire.
Le notaire demande généralement :
- le prix du bien ;
- les frais de notaire ;
- les éventuels frais liés au crédit immobilier.
Sans règlement complet, la vente ne peut pas être finalisée.
Provision, régularisation et remboursement éventuel
Le montant demandé est souvent estimatif.
Après la vente, le notaire procède aux régularisations :
- si certaines sommes n’ont pas été utilisées, un remboursement est effectué ;
- si des frais complémentaires apparaissent, ils peuvent être réclamés.
Frais de notaire ancien vs neuf : quelles différences ?
Pourquoi les frais sont plus élevés dans l’ancien ?
Dans le neuf, les droits de mutation sont fortement réduits.
Résultat :
- frais dans le neuf : environ 2 % à 3 % ;
- frais dans l’ancien : environ 7 % à 8 %.
L’écart provient essentiellement de la fiscalité appliquée.
Dans quels cas peut-on bénéficier de frais réduits ?
Certains biens peuvent bénéficier de frais plus faibles :
- logements neufs ;
- VEFA ;
- constructions récentes sous certaines conditions ;
- opérations soumises à TVA immobilière.
Mais attention : un logement récent n’est pas automatiquement considéré comme neuf sur le plan fiscal.
Peut-on réduire les frais de notaire dans l’ancien ?
Oui, dans certains cas. Mais il faut rester prudent. Les “astuces miracles” vantées sur internet sont souvent exagérées.
Déduire la valeur du mobilier du prix de vente
Les frais de notaire s’appliquent uniquement à l’immobilier.
Le mobilier peut donc être déduit :
- cuisine équipée ;
- électroménager ;
- meubles meublants ;
- certains équipements démontables.
Attention :
- la valorisation doit rester cohérente ;
- le fisc peut contrôler les abus.
Distinguer les frais d’agence du prix net vendeur
Lorsque les frais d’agence sont payés séparément par l’acheteur, ils peuvent être exclus de l’assiette des frais de notaire.
La différence peut représenter plusieurs milliers d’euros.
Demander une remise sur les émoluments du notaire
Depuis quelques années, les notaires peuvent accorder une remise partielle sur leurs émoluments pour les transactions importantes.
Mais :
- cela ne concerne qu’une partie limitée des frais ;
- les taxes restent dues intégralement.
L’économie réelle reste souvent modeste.
Acheter dans certains cas avec frais réduits
Certaines opérations particulières peuvent ouvrir droit à une fiscalité plus favorable :
- achat dans le neuf ;
- opérations de marchand de biens ;
- dispositifs spécifiques.
Mais ces situations restent encadrées juridiquement.
Deux notaires pour une vente : est-ce plus cher ?
Le partage des émoluments entre notaires
Beaucoup d’acheteurs hésitent à prendre leur propre notaire par peur d’augmenter la facture.
En réalité :
- les frais ne doublent pas ;
- les notaires se partagent simplement les émoluments.
Le coût global reste identique pour l’acheteur.
Pourquoi l’acheteur peut avoir intérêt à choisir son propre notaire
Avoir son notaire permet souvent :
- d’obtenir un second regard juridique ;
- de sécuriser certains points du compromis ;
- d’être mieux accompagné.
C’est particulièrement utile dans les dossiers complexes :
- succession ;
- copropriété dégradée ;
- servitudes ;
- travaux non déclarés.
Les erreurs à éviter lors du calcul des frais de notaire
Confondre frais de notaire et rémunération du notaire
C’est l’erreur la plus fréquente.
Le notaire ne conserve qu’une petite partie des sommes versées.
La majorité correspond à des taxes publiques.
Sous-estimer les frais dans son plan de financement
Certaines banques demandent que les frais soient couverts par l’apport personnel.
Un mauvais calcul peut fragiliser tout le projet immobilier.
Surestimer les économies possibles
Oui, il existe quelques leviers d’optimisation.
Mais dans l’ancien, les droits de mutation représentent l’essentiel des frais. Ils sont incompressibles dans la plupart des cas.
Conclusion : bien anticiper les frais de notaire dans l’ancien
Les frais de notaire dans l’ancien constituent une dépense incontournable lors d’un achat immobilier. Et contrairement à ce que leur nom laisse penser, ils correspondent surtout à des taxes collectées pour l’État et les collectivités.
Pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut :
- anticiper ces frais dès le début du projet ;
- intégrer leur montant dans le plan de financement ;
- comprendre précisément ce qui peut — ou non — être optimisé.
Dans un marché immobilier déjà tendu, quelques milliers d’euros peuvent faire la différence entre un dossier accepté et un financement refusé.
FAQ sur les frais de notaire dans l’ancien
Quel est le pourcentage des frais de notaire dans l’ancien ?
Ils représentent généralement entre 7 % et 8 % du prix du bien.
Quels sont les frais de notaire pour une maison ancienne ?
Pour une maison ancienne à 250 000 €, il faut souvent prévoir entre 18 000 € et 20 000 €.
Quels frais de notaire pour un achat à 150 000 € ?
Les frais tournent généralement autour de 11 000 € à 12 000 €.
Peut-on négocier les frais de notaire ?
Une petite partie liée aux émoluments peut parfois être réduite, mais la majorité des frais correspond à des taxes obligatoires.
Les frais de notaire sont-ils inclus dans le prêt immobilier ?
Certaines banques acceptent de les financer, mais beaucoup demandent qu’ils soient couverts par l’apport personnel.
Les frais d’agence sont-ils soumis aux frais de notaire ?
Non, lorsqu’ils sont payés séparément par l’acheteur et clairement distingués dans l’acte de vente.
Pourquoi les frais de notaire sont-ils plus élevés dans l’ancien que dans le neuf ?
Parce que les droits de mutation appliqués dans l’ancien sont beaucoup plus importants.




