Acheter une maison en Italie : guide complet pour réussir son achat immobilier en 2026

Écrit par Philippe Moreau

Acheter une maison en Italie

Acheter une maison en Italie fait rêver beaucoup de Français. Une villa dans les Pouilles, un appartement à Florence, une maison de campagne en Toscane ou même un petit bien au bord d’un lac italien… Sur le papier, le projet semble souvent simple. La réalité, elle, est un peu plus nuancée.

Je vois régulièrement des acheteurs partir avec une vision très romantique de l’immobilier italien. Ils imaginent des prix cassés partout, des démarches rapides et un marché plus accessible qu’en France. Pourtant, entre les règles urbanistiques, la fiscalité locale, les frais d’acquisition ou les spécificités juridiques italiennes, un achat immobilier en Italie demande de la préparation.

Cela ne veut pas dire qu’il faut renoncer. Au contraire. L’Italie reste l’un des pays les plus attractifs d’Europe pour acheter une résidence secondaire ou préparer une expatriation. Mais il faut comprendre le fonctionnement du marché avant de signer.

Dans ce guide complet, je vais vous expliquer concrètement comment acheter une maison en Italie, quelles sont les étapes, les pièges à éviter, les coûts réels et les régions où investir peut encore avoir du sens en 2026.

Pourquoi acheter une maison en Italie attire autant d’étrangers ?

Un marché immobilier encore accessible dans certaines régions

L’un des premiers arguments en faveur de l’Italie reste le prix de l’immobilier. Contrairement à certaines idées reçues, l’Italie n’est pas “bon marché” partout. Milan, Florence ou certaines zones du lac de Côme affichent désormais des prix élevés.

En revanche, plusieurs régions restent très accessibles :

  • les Pouilles ;
  • la Calabre ;
  • les Abruzzes ;
  • certaines zones de Sicile ;
  • l’intérieur de la Sardaigne ;
  • plusieurs villages ruraux du Piémont ou des Marches.

Dans certaines communes, on trouve encore des maisons à rénover pour moins de 80 000 €. Mais attention : un prix bas cache parfois des travaux importants ou un marché de revente très lent.

Le cadre de vie italien : climat, patrimoine et art de vivre

Ce qui attire aussi, c’est le mode de vie italien. Le rythme est souvent plus calme qu’en France. Beaucoup de Français cherchent une résidence secondaire pour profiter :

  • du climat méditerranéen ;
  • de la gastronomie ;
  • de la proximité avec la France ;
  • du patrimoine historique ;
  • d’un coût de la vie parfois plus faible.

L’Italie reste également attractive pour les retraités et les télétravailleurs.

Résidence secondaire, retraite ou investissement locatif : quels objectifs ?

Avant d’acheter, il faut clarifier votre objectif.

Acheter une maison en Italie pour :

  • y vivre toute l’année ;
  • préparer sa retraite ;
  • faire de la location saisonnière ;
  • transmettre un patrimoine ;
  • ou simplement profiter quelques semaines par an…

… ne conduit pas aux mêmes choix de région, de fiscalité ni de financement.

C’est une erreur fréquente : acheter un bien “coup de cœur” sans réfléchir à l’usage réel du logement.

Peut-on acheter une maison en Italie quand on est Français ?

Les règles pour les acheteurs étrangers en Italie

Oui, un Français peut acheter un bien immobilier en Italie sans restriction particulière.

Les citoyens de l’Union européenne peuvent acquérir :

  • une maison ;
  • un appartement ;
  • un terrain ;
  • un immeuble locatif.

Vous n’avez pas besoin d’être résident italien pour acheter.

Acheter en Italie donne-t-il droit à la résidence ?

Non. C’est une confusion fréquente.

Acheter une maison en Italie ne donne pas automatiquement :

  • un permis de résidence ;
  • la nationalité italienne ;
  • un statut fiscal particulier.

Pour vivre durablement en Italie, il faut effectuer des démarches administratives spécifiques.

Faut-il devenir résident fiscal italien ?

Pas nécessairement.

Vous restez résident fiscal français si :

  • votre centre d’intérêts économiques reste en France ;
  • vous vivez majoritairement en France ;
  • vos revenus principaux restent français.

En revanche, si vous déménagez réellement en Italie, la question de la résidence fiscale devient centrale.

Où acheter une maison en Italie selon son budget et son projet ?

Acheter à Milan, Rome ou Florence : les grandes villes italiennes

Les grandes villes italiennes séduisent pour :

  • le dynamisme économique ;
  • la facilité de location ;
  • le potentiel patrimonial.
Lire aussi:  Passer en commission pour un logement social : déroulement, délais et chances d’attribution

Mais les prix y sont élevés.

À Milan, certaines zones dépassent désormais les grandes métropoles françaises hors Paris.

Rome reste plus contrastée, avec des écarts importants selon les quartiers.

Florence attire énormément les investisseurs étrangers, notamment pour la location touristique.

Acheter une maison en Toscane, dans les Pouilles ou en Sicile

La Toscane reste la région “carte postale”. Très recherchée, donc relativement chère.

Les Pouilles connaissent une forte progression depuis plusieurs années grâce à :

  • leur authenticité ;
  • leur climat ;
  • leur potentiel touristique.

La Sicile offre encore des prix très bas dans certaines zones, mais avec parfois :

  • des infrastructures limitées ;
  • des difficultés administratives ;
  • un marché immobilier moins liquide.

Bord de mer, campagne ou village historique : que choisir ?

Tout dépend de votre projet.

Le bord de mer :

  • coûte plus cher ;
  • se loue plus facilement ;
  • mais peut être très saisonnier.

La campagne :

  • offre plus d’espace ;
  • des prix plus bas ;
  • mais parfois une revente difficile.

Les centres historiques :

  • séduisent énormément ;
  • mais impliquent souvent des contraintes urbanistiques fortes.

Quel budget prévoir pour acheter un bien immobilier en Italie ?

Prix moyens de l’immobilier en Italie selon les régions

Les écarts sont considérables.

À titre indicatif :

  • Milan : souvent plus de 5 000 €/m² ;
  • Florence : 4 000 à 6 000 €/m² dans certains secteurs ;
  • Pouilles : parfois entre 1 500 et 2 500 €/m² ;
  • Calabre : certains biens sous 1 200 €/m².

Les maisons rurales à rénover peuvent coûter beaucoup moins cher… mais nécessiter des travaux lourds.

Les frais de notaire en Italie

Les frais d’acquisition sont souvent sous-estimés.

Il faut prévoir :

  • les honoraires du notaire ;
  • les taxes ;
  • la commission d’agence ;
  • les frais bancaires éventuels.

Globalement, les frais peuvent représenter entre 7 % et 15 % du prix d’achat selon les situations.

Les taxes et impôts à payer lors de l’achat

Impôt de registre : 2 % ou 9 %

Le taux dépend notamment :

  • du statut de résidence ;
  • du type de bien ;
  • du régime “prima casa”.

TVA sur les biens neufs

La TVA peut s’appliquer si le vendeur est un promoteur.

Les taux varient généralement entre :

  • 4 % ;
  • 10 % ;
  • 22 %.

Taxes cadastrales et hypothécaires

Des taxes fixes s’ajoutent au moment du rogito.

Les coûts cachés souvent oubliés par les acheteurs étrangers

C’est souvent ici que le budget dérape.

Parmi les dépenses oubliées :

  • les travaux de mise aux normes ;
  • les frais de traduction ;
  • les diagnostics ;
  • les charges de copropriété ;
  • les impôts locaux ;
  • les frais de raccordement ;
  • les coûts de rénovation énergétique.

Les étapes pour acheter une maison en Italie

Étape 1 : définir son projet immobilier et son budget

Avant même les visites, il faut déterminer :

  • votre budget global ;
  • votre capacité d’emprunt ;
  • votre objectif patrimonial ;
  • votre horizon de détention.

Étape 2 : rechercher le bien immobilier

Les agences immobilières italiennes fonctionnent différemment des françaises.

Certaines annonces peuvent manquer :

  • de transparence ;
  • d’informations techniques ;
  • ou de précision sur la conformité urbanistique.

Étape 3 : vérifier la légalité et la conformité du bien

C’est probablement l’étape la plus importante.

Contrôle cadastral

Il faut vérifier :

  • les références cadastrales ;
  • la correspondance avec les plans ;
  • l’identité du propriétaire.

Vérification urbanistique

Beaucoup de biens anciens présentent des irrégularités :

  • extensions non déclarées ;
  • vérandas illégales ;
  • modifications intérieures non autorisées.

Permis de construire et conformité des travaux

Un bien non conforme peut :

  • devenir difficile à revendre ;
  • empêcher certains financements ;
  • créer des litiges administratifs.

Étape 4 : obtenir un codice fiscale italien

Le codice fiscale est indispensable.

Il sert notamment pour :

  • signer l’achat ;
  • ouvrir un compte bancaire ;
  • payer les taxes.

Étape 5 : ouvrir un compte bancaire italien

Ce n’est pas toujours obligatoire, mais fortement recommandé.

Cela facilite :

  • les virements ;
  • les paiements de taxes ;
  • les prélèvements locaux.

Étape 6 : faire une proposition d’achat

La proposition d’achat peut devenir juridiquement engageante une fois acceptée.

Lire aussi:  Investir dans une résidence étudiante : bonne idée ou fausse bonne affaire ?

Il faut donc éviter de signer trop vite.

Étape 7 : signer le compromis de vente (contratto preliminare)

Le compromis fixe :

  • le prix ;
  • les délais ;
  • les conditions de vente.

Le montant de l’acompte (caparra confirmatoria)

Un acompte est généralement versé.

En cas de désistement injustifié :

  • l’acheteur peut perdre son dépôt ;
  • ou le vendeur devoir le rembourser en double.

Les clauses suspensives à prévoir

Il est essentiel d’ajouter certaines protections :

  • obtention du prêt ;
  • conformité urbanistique ;
  • absence d’hypothèque.

L’enregistrement obligatoire du compromis

Le compromis doit être enregistré auprès de l’administration fiscale italienne.

Étape 8 : signer l’acte définitif chez le notaire (rogito)

Le rogito officialise le transfert de propriété.

Le notaire :

  • contrôle les documents ;
  • collecte les taxes ;
  • enregistre l’acte.

Étape 9 : transfert des fonds et enregistrement de la propriété

Le paiement intervient généralement le jour de la signature.

Quel est le rôle du notaire et des autres professionnels ?

Le rôle central du notaire italien

En Italie, le notaire joue un rôle très important.

Il sécurise juridiquement la transaction, mais attention : il ne défend pas exclusivement les intérêts de l’acheteur.

Pourquoi faire appel à un avocat spécialisé en immobilier italien ?

Pour un acheteur étranger, un avocat peut être extrêmement utile.

Il peut :

  • vérifier les contrats ;
  • contrôler la conformité ;
  • négocier certaines clauses.

L’agence immobilière : utile ou non ?

Une bonne agence locale peut faire gagner énormément de temps.

Mais il faut rester prudent :

  • toutes les agences ne se valent pas ;
  • certaines connaissent mal les contraintes juridiques.

Le géomètre (geometra) : un acteur souvent indispensable

Le geometra intervient fréquemment pour :

  • vérifier les plans ;
  • contrôler la conformité urbanistique ;
  • estimer les travaux.

Les pièges à éviter avant d’acheter une maison en Italie

Acheter un bien avec des irrégularités urbanistiques

C’est probablement le risque numéro un en Italie.

Beaucoup de maisons anciennes comportent :

  • des extensions illégales ;
  • des travaux non déclarés ;
  • des écarts entre les plans et la réalité.

Sous-estimer le coût des rénovations

Rénover en Italie peut coûter cher et prendre du temps.

Les délais administratifs peuvent être longs, surtout dans les zones historiques protégées.

Acheter dans une zone où le marché est peu liquide

Un bien très bon marché n’est pas toujours une bonne affaire.

Dans certains villages :

  • la demande est très faible ;
  • la revente peut prendre plusieurs années.

Ignorer les charges de copropriété ou taxes locales

Certaines copropriétés italiennes affichent des charges élevées.

Il faut aussi intégrer :

  • la taxe foncière locale ;
  • les frais d’entretien ;
  • les coûts énergétiques.

Acheter une maison en Italie pour investir : est-ce rentable ?

Rendement locatif : quelles réalités selon les régions ?

Les rendements varient énormément.

Les zones touristiques peuvent générer :

  • de bons revenus saisonniers ;
  • mais avec une forte volatilité.

Les grandes villes offrent souvent plus de stabilité.

Location saisonnière : réglementation et fiscalité

Certaines communes renforcent progressivement les règles sur les locations touristiques.

Il faut vérifier :

  • les autorisations locales ;
  • les déclarations obligatoires ;
  • la fiscalité applicable.

Fiscalité des revenus locatifs pour un Français

Les revenus peuvent être imposés :

  • en Italie ;
  • puis pris en compte en France selon la convention fiscale.

Une mauvaise structuration peut réduire fortement la rentabilité.

Fiscalité et impôts après l’achat d’un bien immobilier en Italie

La taxe foncière italienne (IMU)

L’IMU est l’équivalent italien de la taxe foncière.

Son montant dépend :

  • de la commune ;
  • de la valeur cadastrale ;
  • du statut du bien.

Résidence principale ou secondaire : quelles différences ?

Le régime fiscal peut être beaucoup plus avantageux pour une résidence principale.

Fiscalité pour les non-résidents

Les non-résidents restent soumis à certaines obligations fiscales italiennes.

Convention fiscale France-Italie : éviter la double imposition

La convention fiscale entre la France et l’Italie permet d’éviter une double imposition intégrale.

Mais les mécanismes restent techniques.

Un accompagnement fiscal est souvent pertinent.

Acheter une maison en Italie : avantages et inconvénients

Les principaux avantages

Acheter en Italie permet souvent :

  • d’obtenir plus d’espace pour son budget ;
  • de profiter d’un cadre de vie attractif ;
  • de diversifier son patrimoine.
Lire aussi:  Homunity avis 2026 : faut-il investir dans cette plateforme de crowdfunding immobilier ?

Les contraintes administratives à connaître

L’administration italienne peut être complexe.

Les délais et procédures varient beaucoup selon les communes.

Ce que beaucoup d’acheteurs découvrent trop tard

Plusieurs réalités sont souvent sous-estimées :

  • les travaux ;
  • la lenteur administrative ;
  • les contraintes urbanistiques ;
  • les coûts réels d’entretien.

Dans quels cas acheter en Italie peut être une mauvaise idée ?

Acheter peut devenir une erreur si :

  • vous connaissez mal la région ;
  • vous surestimez la rentabilité ;
  • vous achetez uniquement pour “faire une affaire”.

Faut-il acheter une maison en Italie en 2026 ?

Les profils pour qui l’achat est pertinent

Acheter en Italie peut être très cohérent pour :

  • les retraités ;
  • les télétravailleurs ;
  • les amoureux du pays ;
  • les investisseurs patients.

Les situations où il vaut mieux attendre

Mieux vaut parfois différer un achat si :

  • votre financement est fragile ;
  • vous ne connaissez pas le marché local ;
  • vous comptez revendre rapidement.

Les erreurs les plus fréquentes des acheteurs étrangers

Les erreurs reviennent souvent :

  • achat émotionnel ;
  • absence de vérification urbanistique ;
  • sous-estimation des frais ;
  • mauvaise anticipation fiscale.

Mon avis : acheter en Italie peut être une excellente décision… à certaines conditions

L’Italie reste l’un des marchés immobiliers les plus séduisants d’Europe.

Mais il faut aborder ce projet avec lucidité. Acheter une maison en Italie n’est pas seulement un investissement immobilier. C’est aussi un projet de vie, avec ses avantages, ses contraintes et parfois ses imprévus.

Les acheteurs qui réussissent le mieux sont généralement ceux qui :

  • prennent le temps ;
  • visitent plusieurs régions ;
  • s’entourent de professionnels compétents ;
  • et anticipent les aspects juridiques et fiscaux avant de signer.

Conclusion

Acheter une maison en Italie peut être une expérience exceptionnelle. Le pays offre encore de belles opportunités immobilières, un cadre de vie recherché et des marchés parfois plus accessibles qu’en France.

Mais derrière l’image de carte postale, il existe une réalité administrative et juridique qu’il ne faut pas négliger.

Avant d’acheter :

  • vérifiez toujours la conformité du bien ;
  • anticipez les frais réels ;
  • analysez le marché local ;
  • faites-vous accompagner juridiquement et fiscalement.

Un achat réussi en Italie repose rarement sur un simple coup de cœur. Il repose surtout sur une bonne préparation.

FAQ : acheter une maison en Italie

Un Français peut-il acheter une maison en Italie ?

Oui. Les citoyens français peuvent acheter librement un bien immobilier en Italie.

Quel est le montant des frais de notaire en Italie ?

Les frais totaux d’acquisition représentent souvent entre 7 % et 15 % du prix du bien selon le type d’achat.

Peut-on obtenir un prêt immobilier italien en étant non-résident ?

Oui, certaines banques italiennes financent les non-résidents, mais avec des conditions souvent plus strictes.

Quelle est la région la moins chère pour acheter en Italie ?

Certaines zones de Calabre, de Sicile ou des Abruzzes restent parmi les plus abordables.

Acheter en Italie permet-il d’obtenir la résidence ?

Non. L’achat immobilier ne donne pas automatiquement un droit de résidence.

Combien de temps dure un achat immobilier en Italie ?

Il faut généralement compter entre 2 et 6 mois selon la complexité du dossier.

Peut-on acheter une maison à 1 euro en Italie ?

Oui, certaines communes proposent ce dispositif, mais il implique souvent :

  • des travaux obligatoires ;
  • des délais précis ;
  • des contraintes administratives.

Quels impôts paie-t-on après l’achat d’un bien en Italie ?

Le principal impôt local est l’IMU, équivalent de la taxe foncière.

Faut-il parler italien pour acheter un bien immobilier ?

Ce n’est pas obligatoire, mais fortement recommandé ou à défaut accompagné d’un traducteur ou avocat bilingue.

Est-il risqué d’acheter une maison ancienne en Italie ?

Cela peut l’être si les vérifications urbanistiques et cadastrales ne sont pas réalisées correctement.

Philippe Moreau, CEO de lebureaudelimmo

Philippe Moreau

Expert en investissement immobilier depuis plus de 15 ans, Philippe Moreau a développé une méthode unique pour transformer l'épargne en revenus durables. À la tête du Bureau de l'Immo, il supervise plus de 68 millions d'euros de patrimoine et forme les investisseurs de demain grâce à son approche pédagogique et ses résultats concrets.